Un chauffard, nous devrions plutôt dire un assassin ...
Notre fille de 16 ans revenait de classe sur son cyclomoteur.
Un chauffard, nous devrions plutôt dire
un assassin, qui conduisait en état d'ivresse et à une vitesse excessive a percuté le cyclomoteur par l'arrière et a roulé sur notre fille.
Notre fille unique est
décédée le soir même à l'hôpital.
Nous étions désemparés, brisés, anéantis.
Après l'enterrement de notre fille, nous avons décidé de nous battre, pour la mémoire de notre enfant, pour qu'il ne soit pas mort pour rien.
Mais, que faire ?
... nous ne voulions pas de cette aumône mais le châtiment du conducteur.
L'assurance du conducteur responsable de l'accident nous a rapidement contactés pour nous proposer de nous indemniser, c'est à dire de nous donner une somme d'argent, dérisoire d'ailleurs, car en France, la vie d'un enfant ne vaut rien.
De toute manière nous ne voulions pas de cette aumône mais le châtiment du conducteur.
Nous avons connu la F.N.V.R. par Internet.
Nous avons pris contact avec cette Association et longuement parlé avec des bénévoles et son président qui, lui aussi, a perdu un fils dans un accident de voiture.
Ensemble, nous avons décidé de nous battre pour notre fille et pour tous les autres enfants en danger sur nos routes.
Un avocat recommandé par la F.N.V.R. a pris en charge le dossier pénal ( car nous avions déposé une plainte ) et nous avons obtenu une condamnation du chauffard de 30 mois de prison dont 12 mois de prison ferme. Bien entendu, le conducteur a fait appel de cette décision.
Peu importe, tôt ou tard, il devra accomplir sa peine.
La F.N.V.R. nous a beaucoup aidé, y compris psychologiquement dans cette dure épreuve et nous avons gardé des liens très forts avec certains bénévoles de la Fédération.